Temps forts de la Franc-Maçonnerie

Pendant longtemps, confondant légende et réalité, nombre d'auteurs ont fait remonter la Franc-maçonnerie à des temps immémoriaux, et attribué son origine à d'anciennes sociétés initiatiques. La démarche scientifique des historiens modernes n'a pas confirmé ces allégations. Elle a permis de montrer que les Francs-maçons d'aujourd'hui ne sont pas les héritiers directs des bâtisseurs de cathédrales, du moins sur le plan constitutionnel, et que la Franc-maçonnerie s'est contentée d'emprunter quelques formes et usages en vigueur au sein de l'ancienne maçonnerie opérative.

En effet, la maçonnerie spéculative est une ''Confrérie'' tandis que la maçonnerie des anciens devoirs était une ''Corporation''. Les deux organisations ont pu exister parallèlement pendant un certain temps sans avoir de liens organiques. Notons que le Compagnonnage ouvrier, bien connu en France, n'existait pas en Angleterre où il y avait des guildes : il n'a donc pas contribué en tant qu'organisation, à l'apparition de la Franc-maçonnerie née dans ce pays.

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La Franc-maçonnerie moderne a été créée solennellement le 24 juin 1717 par la réunion de quatre loges londoniennes en une Grande Loge de Londres. Il est vrai que la plupart de ses fondateurs appartenaient à la Royal Society, Société Académique destinée à promouvoir les Sciences, les Arts et les Lettres, dont le premier Président fut Newton. Cherchant à donner une assise historique à la Franc-maçonnerie, ils reprirent à leur compte les Anciens Devoirs connus par des textes moyenâgeux comme les manuscrits Régius [1390] et Cook [1420] qui donnaient les statuts des maçons, Maîtres et ouvriers, et comportaient à la fois des récits légendaires et des passages de l'histoire religieuse en rapport avec le métier de maçon.

Ces loges du XVIIème siècle et du début du XVIIIème siècle permettaient à des gens instruits, d'opinions opposées, de classes sociales différentes, de vivre en harmonie dans le calme et la détente, en toute liberté et en paix à l'abri des dangers extérieurs. Cette institution devait devenir pérenne en raison de la convivialité et de l'esprit de tolérance qu'elle autorisait ; elle revêtait un caractère moral et philanthropique. Trois principes la fondaient : la recherche de la Vérité, la pratique de la Bienfaisance et l'Amour fraternel.

Les loges ne tardèrent pas à se multiplier en Angleterre mais aussi en France dès 1729 à Paris, 1733 à Valenciennes, etc. En 1735, un Grand Maître de nationalité anglaise fut nommé pour la France ; il faudra attendre 1743 pour que lui succède un français, Grand Maître de la Grande Loge de France dont sera issu quarante ans plus tard, en 1773, le Grand Orient de France.

L'histoire de la Franc-maçonnerie connaît bien des bouleversements durant le XIXème siècle. On notera la création de la Grande Loge de France (effectif masculin) en 1894 et la constitution en 1893 de la Grande Loge Symbolique Écossaise Mixte de France "Le Droit Humain" devenue "Ordre Mixte Maçonnique International - Le Droit Humain" en 1899.

L'une des conséquences de la ''Querelle du Grand Architecte de l'Univers'' qui divisa les Francs-maçons français, est la création en 1913 de la Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière qui deviendra, en 1948, la Grande Loge Nationale Française reconnue par la Grande Loge Unie d'Angleterre. A la fin de la seconde guerre mondiale, les loges d'adoption de femmes, autorisées par une autre Obédience : la Grande Loge de France, s'érigèrent en Grande Loge Féminine de France.

La Grande Loge Unie de France a été créée régulièrement le 4 septembre 1994 par des Francs-maçons titulaires du grade de Maître et porteurs de leurs diplômes délivrés par diverses Puissances Maçonniques. D'un commun accord, ils ont désiré se rassembler au sein d'une Obédience se déclarant d'inspiration traditionnelle, en vue d'offrir à ses membres une démarche initiatique s'appuyant sur des connaissances.


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Grande Loge Unie de France - 11, rue Marbeuf - 75008 - Paris